Publié par Laisser un commentaire

Mindmapping et Sketchnoting : deux outils de la pensée visuelle

sketchnoting pour la prise de notes

Pour beaucoup, les méthodes d’apprentissage dites traditionnelles s’avèrent souvent ennuyeuses, voire parfois frustrantes. Que ce soit dans les études ou plus tard dans la vie professionnelle, vous avez tous été confrontés à la lassitude face aux types d’apprentissages passifs.

À contresens de ces schémas, le Mind Mapping et le Sketchnoting visent l’efficience et le plaisir dans la manière dont vous allez organiser et gérer l’information. Cela transforme la manière d’apprendre en amenant l’élève, l’étudiant, ou tout autre apprenant au sens large du terme, à s’approprier son processus d’apprentissage. Vous pouvez ainsi développer de nombreuses qualités telles que votre esprit de synthèse, la structuration de votre pensée, ou encore votre créativité.

                   L’efficience cognitive

Les outils de la pensée visuelle s’inscrivent dans le cadre de l’efficience cognitive. L’efficience cognitive c’est l’optimisation de vos moyens de gestion de l’information au quotidien. Elle touche des domaines très variés comme la lecture rapide, la mémorisation. Mais aussi, et c’est ce qui va nous intéresser ici, la pensée visuelle. Cette dernière regroupe différentes sous branches :

– le Mind Mapping ou carte mentale ou carte heuristique

– le sketchnoting

– la facilitation graphique

– la carte conceptuelle

Ces outils vont vous permettre de clarifier et d’optimiser votre pensée pour faciliter l’acquisition de nouvelles informations et connaissances.

                                    Le Mind Mapping, c’est quoi ?

Le Mind Mapping est un outil de la pensée visuelle parmi d’autre. Il consiste en la création d’une Mind Map, ou carte mentale, qui va vous permettre de synthétiser et d’organiser l’information. Mais pas n’importe comment ! La principale particularité d’une Mind Map est de posséder une structure centralisée et rayonnante.

Structure centralisée car l’organisation des informations part d’un centre pour s’étendre ensuite vers l’extérieur. Les informations à proximité du centre seront les plus pertinentes. Structure rayonnantes car les informations seront distribuées tout autour du cœur de la carte mentale, sur des branches. L’agencement de l’information se fait donc d’une façon logique et arborescente.

Comme pour tous les outils de la pensée visuelle, votre Mind Map va être composée en partie de mots, uniquement sous forme de mot clef, et en partie d’images simples : les pictogrammes. Le raccourci visuel généré par votre Mind Map va permettre à votre cerveau d’optimiser la gestion et l’assimilation de l’information.

D’ailleurs, il est très intéressant de noter que vous allez pouvoir gérer de l’information entrante, mais aussi de l’information sortante.

Cela signifie que vous pouvez utiliser le Mind Mapping pour optimiser l’intégration des informations que vous recevez. Par exemple pendant une conférence, une réunion, un cours oral. Ou même lorsque vous lisez un livre et que vous avez besoin de restructurer l’information qui vous arrive pour vous l’approprier de manière rapide et efficace.

Et l’information sortante ? Ce sont toutes les merveilleuses idées qui poussent et bouillonnent dans votre cerveau et que vous avez besoin de coucher sur le papier. Tous ces concepts que vous voulez arranger à votre façon afin de produire un contenu en lien avec vos objectifs. Par exemple la synthèse d’informations diverses autour d’un thème en vue de rédiger un article. La préparation d’une prise de parole en public ou plus simplement la préparation d’un projet.

En quelques mots, la pratique du Mind Mapping va vous apporter :

  • Une meilleure structuration de vos pensées et de vos idées.
  • Le développement de votre esprit de synthèse.
  • Une facilitation dans vos apprentissages.

                                   Et le sketchnoting alors ?

Il s’agit donc d’une autre technique de la pensée visuelle. Elle s’articule autour d’éléments similaires : les mots clefs et les pictogrammes. Comme pour la carte mentale, l’information est spatialisée sur la feuille. Mais leurs points communs s’arrêtent ici. Là où votre sketchnote va se distinguer, c’est à travers sa structure. Elle va être plus libre, et donc adaptables à vos besoins et à vos affinités graphiques.

 Vous l’avez vu plus haut, la construction d’une Mind Map implique une architecture avec son centre et ses ramifications. L’atout de la mindmap est la facilité avec laquelle vous aller la mettre en œuvre et la prendre en main. Sa limite est la rigidité de son agencement. En vous appuyant sur le sketchnoting, vous allez avoir plus de liberté dans votre conceptualisation de l’information. Vous constaterez qu’il existe plusieurs points d’entrées pour démarrer votre sketchnote, ainsi que de nombreuses structures à votre disposition. Tout ceci s’accompagne d’un langage graphique encore plus riche pour décliner vos idées.

Ce langage graphique se compose de :

  • conteneurs (bulles, bannières.,.)
  • connecteurs (différents styles de flèches)
  • séparateurs
  • de puces

Autre différence, la gestion de la couleur sur votre sketchnote sera totalement différente de celle d’une Mind Map. Avec tous ces nouveaux outils à votre disposition, vous allez pouvoir structurer votre représentation de l’information d’une façon très personnalisée.

 

Si vous devez faire une comparaison entre sketchnoting et Mind Mapping, vous verrez que ce dernier est plus polyvalent dans son utilisation. En effet, le Mind Mapping dispose d’un large spectre d’applications déjà évoquées plus haut. De son côté le sketchnoting se focalise sur sa mission principale : vous donnez accès à une prise de note visuelle, soignée et personnalisée.

Que vous souhaitiez faire le résumé visuel d’une conférence. Que vous ayez envie de créer vos propres fiches de révision ou de lecture. Vous serez à même de prendre des notes et de les structurer de manière fun, efficace et en y prenant plaisir. De plus, cette méthode laisse la part belle à votre créativité. Vous vous souviendrez alors de tous ces cahiers remplis de notes manuscrites. Toutes ces lignes de textes que vous n’avez jamais relues tellement ce type de contenu est indigeste et rebutant. En adoptant les outils de la pensée visuelle vous pourrez les jeter une bonne fois pour toutes !

Autre point intéressant : en tant que sketchnoteur, vous ne serez plus un auditeur passif. Votre cerveau sera en mode actif pour dégager les mots clefs pendant votre écoute, les organiser et les coucher sur papier afin d’obtenir une structure globale logique, pertinente et personnalisée par vos soins.

                          Laissez-moi vous parler un peu des connecteurs

Sur une planche de sketchnote, tout comme sur une Mind Map d’ailleurs, la première étape va être l’identification des idées et des mots clefs. Ceux-ci apparaissent au fil du discours que vous écoutez ou au fur et à mesure du texte que vous lisez. Ces concepts si essentiels, vous allez dans un premier temps les noter sur votre feuille. C’est la base, le corps, de votre sketchnote. Le rôle des connecteurs va être de relier de façon logique ces précieuses informations les unes avec les autres. Ces articulations vont vous permettre de donner du sens et du dynamisme à votre sketchnote.

 Encore une fois, le but n’est pas de capter les informations de façon exhaustive. Mais bien de dégager une structure globale à partir des informations clefs. Grâce à l’utilisation des mots clefs et des connecteurs adéquats, vous aurez une très bonne vue d’ensemble de votre sujet. Vous verrez clairement comment les éléments s’articulent entre eux. Vous comprendrez mieux et plus rapidement les synergies des informations que vous capterez. Et surtout vous les comprendrez en temps réel. C’est précisément cette compréhension qui vous permettra de faciliter le transfert et la restitution des informations collectées lorsque vous serez dans un nouveau contexte.

 En pratique, les connecteurs que vous placerez sur votre sketchnote seront différents types de flèches. Chaque connecteur a son code graphique :

– La flèche simple : lien – direction

– La flèche en boucle : processus, évolution, étape

– La flèche double ou en volume : objectif, résultat

– La flèche en pointillés : en devenir

            Une règle d’or

Cette règle est importante. Je ne peux que vous conseiller de l’afficher bien en évidence, dans le coin le mieux éclairé de votre mémoire. Elle s’applique au Mind Mapping comme au sketchnoting. Et par extension d’ailleurs à tous les outils de la pensée visuelle. Au-delà des principes de construction propres à chacun de ces deux outils, souvenez-vous bien que vous allez toujours :

  • Mettre la forme au service du fond.

Lors du choix des connecteurs de votre sketchnote, par exemple, vous pourrez piocher parmi une grande variété de formes et d’effets. Vous utiliserez donc ces formes et effets en fonction de l’impact visuel que vous souhaitez créer par rapport à l’information que vous collectez.

LIRE LA SUITE ?

Merci à Cyril Maitre ( Formateur) et à Kevin Maitre pour leurs aides à la rédaction de cet article.

Yannick Gautier

Yannick Gautier

Souriez, la vie est belle.

Soyez doux avec vous-même

Créateur de l’Institut Gautier

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *